Cadre scientifique d’Africa 21

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CADRE SCIENTIFIQUE D’AFRICA 21

 

 Cadre général de l’action d’Africa 21

En tant qu’association et Think tank Africaniste au sein de la « Genève internationale », Africa 21 fonde ses missions sur la conviction que le multilatéralisme (y compris les relations avec l’ONU) peut jouer un rôle déterminant dans le développement durable dans le contexte africain.

Faisant sien le cadre référentiel international sur le développement durable du « Rapport Brundtland»[1] de 1987 intitulé « Notre avenir à tous »), le Sommet de Rio[2] de 1992, en particulier la Convention sur la diversité biologique (CDB)[3], le Sommet du Millénaire de 2000 et les OMD[4], Rio+20 (2012)[5] et enfin le Programme de développement durable pour 2030[6] ainsi que les engagements de la CoP 21 sur les changements climatiques de Paris[7], Africa 21 cherche à faire émerger dans ce cadre international les priorités africaines telles que définies dans la Position commune africaine sur le Programme de développement pour 2030[8]  et d’autres instruments pertinents comme le NEPAD[9] ou l’Agenda africain pour 2063[10].

C’est au sein ce système multipolaire, qu’Africa 21 promeut une vision synergétique en servant d’interface et de cadre de mise en réseau des acteurs africains et africanistes sur la mise en œuvre du Programme de développement durable pour 2030. Elle se veut aussi plateforme de sensibilisation, d’information et d’action sur les enjeux spécifiques de l’Afrique en matière de développement durable.

Domaines d’action prioritaires  d’Africa 21

Africa 21 concentre ses activités scientifiques et de terrain sur les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux du développement durable en Afrique par une approche systémique et une logique d’effectivité et d’efficacité.

Dans le domaine sociétal, Africa 21 œuvre pour :

  • Une internalisation de la « dimension genre » dans les politiques publiques africaines aux fins du développement durable, y compris la prise en compte de la spécificité  de la diversité ;
  • Une valorisation des rapports d’interdépendance existant entre le développement économique, le respect des droits de l’homme, de l’état de droit, de la bonne gouvernance et des normes environnementales ;
  • La promotion du principe de responsabilité et de transparence dans le cadre d’institutions (publiques et privées) efficaces, la participation effective, éclairée et efficace de l’ensemble des acteurs aux divers processus de mise en œuvre du développement durable, au niveau national et mondial.

Au plan économique, Africa 21 milite pour:

  • Un développement africain endogène libérateur du potentiel des personnes marginalisées, en particulier des femmes et des jeunes, et protecteur des franges les plus vulnérables de la population ;
  • Un renforcement des relations intra-africaines (intégration régionale et sous régionale, création de la Zone de libre-échange africaine[11]) et des partenariats extérieurs qui tiennent compte de la situation économique critique de l’Afrique ;
  • La mise en place d’un cadre de financement du développement fondé sur la durabilité ;
  • Une transformation des matières premières africaines sur le continent par une industrialisation créatrice de valeur ajoutée et d’emplois, et une gestion raisonnée des ressources naturelles ;
  • Une participation et une contribution accrues de l’Afrique  au commerce international.

Sur le plan environnemental, Africa 21 entend œuvrer pour:

  • L’innovation, la diffusion de la science, l’accès aux brevets et aux technologies vertes; et la coopération technique ;
  • Une meilleure gouvernance de la protection de l’environnement en Afrique et insuffler les valeurs de conservation raisonnée de la nature à l’ensemble des acteurs ;
  • Un renforcement de la lutte contre les risques de catastrophes naturelles dans toutes leurs dimensions ;
  • La préservation de l’environnement compatible avec une activité économique garante de la prospérité des États africains et du bien-être des populations.

Modalités d’action d’Africa 21

Dans la mise en œuvre de ses actions, Africa 21 s’appuie sur son réseau d’experts locaux, ses antennes et enfin ses activités d’expertise et de renforcement continu des capacités.  Pour ce faire, Africa 21 oriente ses activités autour de deux logiques : la logique du « global » axée sur l’universalité des enjeux du développement durable et la logique du « local » permettant l’émergence d’une vision endogène du développement durable en Afrique.

La logique du « global » dans les activités d’Africa 21 repose  sur :

  • La diffusion des principes, normes, instruments juridiques et programmes sur le développement durable formulés dans le cadre multilatéral ;
  • Le soutien et la mise en réseau des acteurs opérant dans le domaine du développement durable;
  • La sensibilisation et la formation des acteurs sur le cadre global du développement durable;
  • La valorisation de la recherche sur le développement durable et sa mise en œuvre;
  • La recherche de solutions innovantes en matière de gouvernance, de sensibilisation et de mise en pratique du développement durable auprès de l’ensemble des acteurs.

La logique du « local » orientée vers l’appropriation du développement durable et du Programme de développement durable des Nations unies pour 2030 par les acteurs africains ou opérant en Afrique (États, organisations internationales, société civile, secteur privé, centres de recherche africains et personnalités indépendantes) ainsi que sur les composantes de l’Agenda de l’Union africaine pour 2063 repose sur :

  • L’expertise locale affiliée à Africa 21;
  • L’activité des antennes locales d’Africa 21;
  • Le plaidoyer et la veille sur les stratégies nationales de développement durable du pays de localisation;
  • Les actions de terrain et de sensibilisation auprès des autorités nationales et de la société civile du pays.

Pour donner corps à cette approche endogène dans la promotion du développement durable en Afrique, les antennes locales d’Africa 21 alignent leurs activités sur les thématiques exprimées par les Etats africains dans le cadre multilatéral et formulées dans la Position commune africaine sur le Programme de développement pour 2030 et l’Agenda 2063. Le but de leurs actions, après validation par Africa 21 Suisse est, dans le cadre de la valorisation du réseau mis en place par l’association mère, de favoriser :

  • La mobilisation des populations sur la thématique du développement durable;
  • L’émergence d’une conception du développement ancrée dans les valeurs de la démocratie et de la bonne gouvernance;
  • Un soutien à la formation d’une jeunesse capable de contribuer à un changement des mentalités;
  •  Une implication de jeunes leaders actifs capables de prendre des initiatives au niveau national en vue d’un développement durable.



[1] http://www.diplomatie.gouv.fr/sites/odyssee-developpement-durable/files/5/rapport_brundtland.pdf

[2] http://www.un.org/french/events/rio92/rioround.htm

[3] https://www.cbd.int/

[4] http://www.un.org/fr/millenniumgoals/bkgd.shtml

[5] https://sustainabledevelopment.un.org/rio20.html

[6] https://sustainabledevelopment.un.org/sdgs

[7] http://unfccc.int/paris_agreement/items/9485.php

[8] http://www.un.org/fr/africa/osaa/pdf/pubs/2014cappost2015f.pdf

[9] http://www.nepad.org/

[10] http://www.au.int/web/en/agenda2063

[11] https://www.au.int/web/en/ti/cfta/about